Anita Conti — La mer jamais ne s’oublie
Dans le cadre de l’exposition « La mer jamais ne s’oublie » aux Champs Libres à Rennes qui réunit cinq regards féminins sur la mer, sa beauté, ses mystères et sa fragilité, Anita Conti première en son genre y est à l’honneur
Dès la fin des années 1930, Anita Conti s’embarque, seule femme à bord, sur des chalutiers, des navires océanographiques ou militaires. Elle n’aura de cesse toute sa vie durant de se confronter à ces immensités, de chercher à les comprendre et à en saisir, par la photographie et l’écriture, toutes les nuances, les beautés et les fragilités. Pionnière à tant d’égards, elle sera notamment parmi les premières à pointer les dangers de la pêche à outrance.
Des décennies plus tard, une nouvelle génération d’artistes se tourne vers les mers et océans. Comme Anita Conti avant elles, elles observent, s’alarment, imaginent des récits, tour à tour envoûtants ou inquiétants.
Juliette Pavy accompagne un équipage de scientifiques sur un navire océanographique étudiant la pollution et l’acidification de la Méditerranée. Julie Bourges documente le travail de femmes, pêcheuse ou charpentière de marine qui inventent leur place dans un milieu si masculin. Marine Lanier explore la puissance d’évocation de l’univers maritime en inventant un récit d’aventures fantastiques et poétiques. Entre photographie, film et installation plastique, Manon Lanjouère donne à voir les ruines d’un monde marin ravagé par l’exploitation humaine.
Ces regards sur la mer s’adressent à nous. Ils sont un rappel, comme l’écrivait Anita Conti : « pour tous ceux-là qui oublièrent que la mer jamais ne s’oublie »

